Le poids de l’expérience par rapport à celui de l’éducation dans les CV 

ats-recrutement-diplomePour séduire les recruteurs, les candidats soignent au mieux leurs CV. Ils renseignent  des informations liées à leurs expériences et à leur éducation. Selon les pays, les recruteurs offrent plus ou moins de poids à l’expérience et à l’éducation. Pour créer un CV efficace, des conseils s’adressent à vous.

Le poids de l’expérience par rapport à celui de l’éducation dans les CV : exemple des pays anglo-saxons et de la France 

Chaque pays dispose de son propre système d’éducation. Au niveau supérieur, le système « LMD » (« Licence-Maîtrise-Doctorat ») rend universels tous les principes. En fin de cursus, les étudiants décrochent des diplômes selon leurs spécialités respectives. Ils vont ensuite s’engager dans le monde du travail. 

Les modes d’évaluation des candidats diffèrent pour les recruteurs anglo-saxons et leurs homologues français. Tous les deux repèrent les meilleurs profils à travers leurs CV. 

Les responsables des Ressources humaines anglo-saxons priorisent les expériences de travail. Pour eux, ce critère reflète plus la personne du candidat. Ces recruteurs mettent de côté les autres indices qui n’intéressent pas le poste à pourvoir. C’est pourquoi les informations personnelles (âge, situation familiale, etc.) sont ignorées. Pour certains (cas du Royaume-Uni), même la photo ne vaut rien. L’éducation fascine certes les employeurs. Mais il n’est pas vital d’étaler les diplômes et certificats dans les CV. Les recruteurs notent uniquement les diplômes les plus récents ou ceux liés au poste vacant.

Par exemple, aux États-Unis, le CV est un long résumé de carrière du candidat. Il y fait preuve de créativité à travers trois à dix pages. Il vend de toutes ses forces ses talents. 

En Australie, le candidat expose l’évolution de sa carrière dans un CV de 2 à 4 pages. Les recruteurs observent surtout la partie « Profil » ou « Résumé de carrière ». Le cadre « Objectif de carrière » est réservé aux nouveaux diplômés. Ce sont les exploits professionnels des candidats qui plaisent à l’employeur. 

De même au Canada anglophone, les candidats rédigent un CV bref et précis (maximum deux pages). Les recruteurs priorisent les actions bénévoles du candidat. Ses vécus de métier et ses compétences linguistiques importent également. Un candidat qui parle bien l’anglais et le français sera préféré aux autres.

Par contre, en France, le candidat condense ses formations et ses expériences dans un CV. Ce document se présente au format bien traité. La mise en avant des performances des candidats se reflète peu dans un CV à la française.

Le critère « éducation » s’avère très important pour les recruteurs français. C’est pourquoi les candidats doivent situer les diplômes universitaires et les diverses certifications. Ces éléments seront relevés juste après les renseignements propres des candidats. L’indication du lycée et du type de bac est déjà une composante nécessaire. Elle permet à ces recruteurs de classer une candidature.

 

Des conseils pour réussir son CV à l’échelle internationale

 

Pour préparer une candidature pertinente adaptée à une entreprise étrangère, soyez prudent. Notez bien d’abord les informations qui doivent figurer dans votre CV. Il doit expliciter votre parcours professionnel, vos études et vos expériences notables.

Il ne faut pas confondre CV et résumé. Ce dernier évoque brièvement les compétences et les réalisations importantes du candidat. Le recruteur pourra donc avoir son aperçu rapide.

Vous préciserez vos compétences linguistiques. Faites appel à l’échelle de valeurs octroyée par le Cadre Européen Commun de Référence (« CECR »). Vos expériences à l’étranger (volontariat, séjour linguistique…) permettront au recruteur de prouver votre vrai niveau.

Respectez les ordres de la société en termes de format de CV. Il y a certes vos prérequis sur la structure des CV à l’anglaise et à la française. Des exceptions peuvent s’opérer. Pour éviter de commettre des erreurs, renseignez-vous auprès des ressources humaines de l’entreprise en question. 

Il vaut mieux rédiger votre candidature dans la langue de l’offre d’emploi. À la demande des recruteurs, vous enverrez plus tard une version traduite. D’ailleurs, vous pouvez créer des profils sur des sites d’offres d’emploi dans plusieurs langues. 

Votre candidature doit être personnalisée au maximum. Selon le poste souhaité, choisissez les informations pertinentes que vous devez insérer dans votre CV. Vous les organiserez bien sur une page. Créez un design qui suscitera tout de suite l’attention de l’employeur. 

Utilisez les bons chiffres qui faciliteront la tâche de l’employeur. Avec vos numéros de téléphone, indiquez votre pays. Le recruteur pourra alors déterminer le décalage horaire. Il vous appellera au bon moment pour votre entretien d’embauche.

Et avant d’envoyer vos dossiers de candidature, la relecture d’autres personnes s’impose. Le recours à un locuteur natif semble idéal. En effet, des corrections sur l’emploi de la langue (grammaire, style…) sont à prévoir. D’ailleurs, dans de nombreux pays, des techniciens locaux sont payés pour rédiger des CV. Vous pouvez les retrouver sur internet et demander leurs prestations.